Polyter : collectivité locale, éco-quartier et viticulture

Polyter : une révolution dans les déserts, et maintenant dans les villes

C’est un horticulteur visionnaire qui a mis au point le Polyter. C’est une révolution dans les déserts, et maintenant dans les villes.

Végétaliser les déserts, cultiver les terres les plus capricieuses, économiser l’eau n’est plus un rêve.

L’agronome Philippe Ouaki Di Giorno a inventé il y a une vingtaine d’années un procédé appelé Polyter, à base d’engrais organique et de cellulose. C’est ce qu’on appelle un hydrorétenteur. Cette invention pourrait littéralement sauver la planète.

La technologie Polyter, est une technologie qui permet aux plantes d’avoir une meilleure gestion en eau et des fertilisants. Ces petits grains contiennent tous les éléments nutritifs et au contact de l’eau, transforment cette eau en solide. La faculté du Polyter est de capter une quantité très importante d’eau, de 300 à 500 fois son poids initial.

Les racines de la plante vont automatiquement détecter les nodules de Polyter gonflés d’eau, vont s’y greffer et littéralement s’y associer. C’est cela qui fait l’invention et l’intérêt au niveau du développement du végétal.

Sous Polyter, le développement racinaire et 3 à 5 fois plus important, ce qui permet à la plante d’être plus résistante et de lutter plus facilement contre les maladies.

Philippe Ouaki Di Giorno : « Même un très grand agronome ou un agriculteur qui connaît parfaitement son métier, il ne pourra jamais être au plus proche du développement du végétal. Ici, c’est la plante qui fait son propre libre-service. Avec Polyter, elle a un puits et un garde-manger à sa disposition. »

Lorsqu’une plante est arrosée, elle absorbe seulement 20 % de l’eau. Avec l’invention de Philippe Ouaki Di Giorno, jusqu’à 97% de l’eau est retenue par celle-ci. C’est tout naturellement pour des raisons écologiques et économiques que cette invention intéresse déjà plus de 1000 communes françaises.

 

Polyter dans les collectivités locales : économiser l’eau

Jean-Paul EBERHARDT (responsable des espaces verts à Eysines) : « On n’a jamais eu autant de vers de terre. Ici, sur ces bacs, sans le Polyter, on est à 2 passages tous les 8 jours pour l’arrosage, ce qui représente environ 2 m³ d’eau. Aujourd’hui avec le Polyter, on est passé à 1 arrosage tous les 15 jours.

Polyter-Soluter-Collectivite_locale_Mairie_Eysines

Avec le Polyter, la terre reste bien humide. Sans le Polyter, la terre est sèche. « Il n’y a pas photo ».

Ce produit est très concluant puisque, non seulement il va garder l’humilité, mais en plus, on a la matière organique. Pour l’environnement, c’est très bien.

Ici, on n’a pas utilisé Polyter. Là, les plantes se débrouillent toutes seules ; cela devrait être vert, fleuri. Et voilà, les glaïeuls sont grillés, ils manquent d’eau. Je pense donc que l’on va faire cette zone bientôt et qu’on suivra son évolution. Si on a le même résultat que de l’autre côté, je pense qu’on aura pas de problème sur ce secteur. »

 

Polyter dans les collectivités locales : écoquartiers

Depuis 3 ans, l’éco quartier de Bordeaux a également testé avec succès le Polyter sur une partie sableuse d’un terrain considéré comme incultivable.

Polyter-Soluter-Ginko-Collectivite_locale-Eco_quartier_Bordeaux

Philippe Ouaki Di Giorno : « au départ j’avais développé Polyter parce que je considérais que cela pouvait servir à l’agriculture française au niveau du maïs et du tournesols, mais c’était dans les années 95, période pendant laquelle il y avait des problèmes avec la PAC. Finalement, ce n’était pas rentable et les gens n’étaient pas prêts non plus. Donc, j’ai développé en Afrique. J’ai vu alors que le Polyter avait toute sa place. Que Polyter était un produit qui pouvait changer les données au niveau des populations. Qu’il pouvait créer de la richesse. »

Ces travaux agricoles ne s’arrêtent pas au continent africain. Des programmes de développement au Polyter progressent au niveau mondial.

Philippe Ouaki Di Giorno : « on démontre qu’avec un peu d’eau, et une mise en œuvre agronomique associée au Polyter, on peut faire des récoltes de tomates, de maraîchage, planter des arbres, stabiliser les sols, recréer des forêts, etc.

On a fait ça au Burkina Faso par exemple avec de grandes institutions mondiales qui disaient que c’était impossible de reforester. Et on a reforesté 13 villages avec 50 000 arbres. »

 

Polyter en viticulture : supprimer la mortalité des jeunes plants

L’agriculture française commence tout juste à s’intéresser de près au Polyter. C’est le cas des vignerons de Buzet qui ont fait le test sur une portion du domaine.

Sébastien LABAILS (responsable vignoble « Les vignerons de Buzet) : « Quand j’ai entendu parler du Polyter, je me suis dit, c’est incroyable, si ça fonctionne, il faut impérativement le développer et le diffuser dans l’ensemble du vignoble. C’est un enjeu fort pour nous, Les vignerons du Buzet d’avoir des parcelles qui conservent un potentiel de production satisfaisant. Nous avons réalisé des mesures qui, dès la première année, ont montré des résultats très satisfaisants puisque nous avons une augmentation de 18 % du développement des rameaux. »

Polyter-Soluter-Vigne-Vignerons_Buzet

« Comme on peut le voir ici, la partie traitée reste verte, alors que dans la partie non traitée, on voit une importante mortalité des jeunes plants, à cause d’un été 2016 très chaud et très sec qui a été très difficile pour le développement des jeunes plants. »

 

Outre les avantages écologiques de l’invention, l’enjeu s’avère également géopolitique. L’inventeur a refusé de nombreuses propositions de sociétés industrielles pour garder le contrôle de sa création afin de respecter l’usage étique auquel il est très attaché. Son désir est de transformer une utopie en réalité.

Philippe Ouaki Di Giorno : « je suis convaincu que le végétal en général à l’avenir de l’humanité par ce qu’on ne fait que le découvrir. »

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