Château LIVRAN – Médoc : 99,9% de taux de reprise avec Polyter

99,9 % de taux de reprise avec Polyter alors que les voisins connaissaient une perte record de 20% dans leurs jeunes vignes ! Et ceci, sans la moindre goutte d’eau d’arrosage pendant 6 mois de sécheresse. Une meilleure installation du système racinaire qui s’enfonce en profondeur plutôt que de rester en surface. Un développement racinaire beaucoup plus rapide, équilibré et fourni qu’avec les méthodes traditionnelles. Cela facilite énormément le travail et fait gagner beaucoup de temps et d’argent. Tels sont les enseignements tirés par Edwige et Olivier MICHON, heureux propriétaires de Chateau LIVRAN, que nous avons interviewés sur leur expérience de Polyter en 2016.

 

SOLUTER : Bonjour Monsieur MICHON. Château LIVRAN est un domaine situé au cœur du prestigieux vignoble du Médoc. Vous avez racheté le domaine avec Edwige, votre épouse, en 2013. Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans cette aventure ?

Polyter-Soluter-Chareau_Livran-MichonOlivier MICHON : Edwige et moi avons racheté Château LIVRAN en 2013. Le domaine était alors sur une pente descendante, ce qui a obligé les anciens propriétaires à vendre en 2008. L’investisseur Russe qui a acheté en 2008 nous l’a finalement cédé 5 ans après en septembre 2013.

Ma femme et moi étions à la recherche d’une propriété depuis plusieurs années. Un jour, après plusieurs tentatives infructueuses et sous une pluie battante en mars 2013, nous avons visité LIVRAN, pieds dans la boue. Nous avons parcouru le grand parc, longé le vivier, traversé la cour laissée «dans son jus», puis visité l’immense bâtisse de 3000 m².

Le charme a immédiatement opéré chez Edwige : à ses yeux, LIVRAN ne possédait pas seulement un terroir exceptionnel, une grande capacité viticole et un immense potentiel. LIVRAN est imprégné d’histoire et offre un patrimoine d’une richesse insoupçonnée. Elle a été émue par la beauté naturelle du domaine : un parc boisé, une source, un étang, des arbres fruitiers, une ferme, etc.

 

En reprenant Château LIVRAN, vous avez fait le choix ambitieux d’une restructuration complète et de mettre en place des pratiques culturales innovantes. Pouvez-vous nous en parler ? Et pourquoi ces choix ?

Pour nous, le développement durable, c’est à la fois la nature et les hommes. Nous pensons que quand on travaille dans un endroit bien conçu, qui est beau, et qui respecte le lieu, on travaille de manière plus efficace.

Une propriété, c’est un tout : un terroir, des installations techniques, un vignoble et une équipe humaine. Le tout étant de faire entrer un peu tout en symbiose. Nous avons hérité d’un vignoble au grand potentiel et d’une équipe avec de très belles qualités.

Nous pensons tout passer en biodynamie d’ici peu. Dans un premier temps, Edwige a donc décidée de supprimer tous les désherbants. La première année, nous nous sommes donc mis à retravailler le sol. Nous avons fait une grosse étude du terroir pour continuer à remettre le vignoble en état.

Au centre de la propriété, tout près du château, vous avez la « cour agricole » (un champ qui faisait 1 ha et demi) et sur lequel nous avons construit un cuvier et un chai dans une vision « développement durable ».

Nous avons mis en place un système de climatisation naturelle par puits canadien, une isolation renforcée avec de la brique creuse, de la laine de chanvre, du bois et de l’argile.

Nous avons aussi mis en place une thermorégulation des cuves en béton grâce à un forage déjà présent sur l’exploitation. Un système très performant  et très esthétique.

 

Après 4 ans, où en êtes-vous dans votre plan de charge ?

LIVRAN, c’est une propriété de 160 ha d’un seul tenant, avec des bois, des champs, de la vigne et 6 ha avec un chai à 3 km. Quand nous l’avons achetée, nous avions 27 ha de vigne en production et un potentiel de droits de plantation de 23 ha.

Pour l’instant, nous en avons planté à peu près à la moitié, dont un gros bloc de 10 ha que nous avons planté l’année dernière avec Polyter.

 

Vous avez en effet décidé d’utiliser Polyter en 2016 pour planter ces 10 ha de nouvelles vignes (52.000 pieds environ). Pourquoi avoir utilisé Polyter ?

La ressource en eau n’est pas un problème à LIVRAN. Et cela se passe très bien parce que nous n’avons pas de grandes cultures. Le problème, c’est que dès que la vigne est en place, nous n’avons pas le droit d’arroser. Donc, si la vigne manque d’eau, c’est tant pis ! On ne peut rien y faire.

La seule tolérance du cahier des charges de l’AOC, c’est de pouvoir arroser une nouvelle vigne jusqu’à sa mise en production. Et l’entrée en production théorique, c’est 3 ans.

Cependant, même si on a le droit d’arroser pendant ces 3 ans, il est interdit de mettre en place un système d’irrigation. Autrement dit, si on doit arroser, c’est forcément à la main avec un tonneau, un tuyau d’arrosage, un tracteur et quelqu’un à pied derrière. Imaginez si nous avions eu 10 ha à arroser (52.000 pieds) pendant la sécheresse de 2016 !

 

Comment en avez-vous entendu parler de Polyter ?

Complètement par hasard !

Le chantier de plantation devait commencer fin de semaine suivante. J’avais allumé Arte pour ma sieste et il y avait un reportage sur de nouvelles technologies qui n’avaient rien à voir avec Polyter. Je m’étais endormi, et quelque temps après, ma femme me réveillait pour me dire qu’il y avait un reportage intéressant. C’était un mexicain qui parlait d’un rétenteur d’eau. À la fin de ce reportage, il y avait un monsieur qui était en France et qui avait inventé un système comparable et plus naturel. Monsieur Ouaki expliquait comment fonctionnait son produit, en quoi il était respectueux de l’environnement, respectueux des terrains, avec quelques explications scientifiques. Là, j’étais complètement réveillé et me suis dit que c’était très intéressant.

Le reportage annonçait que le créateur était basé dans le Gers à Eauze, au cœur de l’Armagnac. Ça nous a travaillé tout le week-end. Et il se trouve qu’à Eauze, on connaît du monde. Je me suis dit qu’il fallait absolument se renseigner pour faire un essai sur 1 ha pour commencer. En plus, on était au mois de mai et nous avions eu un mois extrêmement pluvieux. Je me suis dit que s’il se mettait à faire un été sec, ce serait une catastrophe pour nos 10 ha de nouvelle vigne.

Donc, on a appelé les gens que nous connaissions à Eauze, qui nous ont mis en contact avec Monsieur Ouaki. Nous étions lundi. J’ai discuté avec lui. J’en ai parlé mon épouse, et je l’ai rappelé pour lui dire : « on ne va pas tergiverser. On est au mois de mai. L’été arrive. On commence les plantations à partir de vendredi. Est-ce que vous êtes capable de me livrer pour 10 ha ? » Et là, il me répond « oui, pas de problème ».

J’en ai également parlé à mon planteur qui m’a répondu que ça ne posait pas de problème d’intégrer le  Polyter à la plantation. Donc, nous y sommes allés.

 

Comment se sont passées les plantations ?

Nous avons suivi les dosages préconisés (10g de Polyter par plant). J’avais un ouvrier qui était derrière pour faire le mélange afin d’éviter de colmater les arrivées d’eau de la machine à planter. Et tout s’est très bien passé. Avec le planteur, nous avons trouvé la solution technique pour doser le Polyter de manière régulière tout au long de la plantation.

 

Avec un an de recul, quels enseignements tirez-vous de cette expérience Polyter ?

Du mois de mai au mois d’octobre (6 mois), pas une goutte d’eau, mis à part un orage au mois d’août qui n’a rien apporté. En observant les plantations, j’ai trouvé  qu’elles se portaient très bien. A l’automne, nous avons fait un comptage pour calculer le taux de reprise avec le pépiniériste : nous étions à 99,9 % de taux de reprise ! Et ceci, sans mettre la moindre goutte d’eau d’arrosage pendant 6 mois, car nous avons voulu jouer le jeu jusqu’au bout. C’est énorme. Cela m’a carrément bluffé.

Quand on sait qu’en temps normal, si le taux de reprise est de 90 %, vous êtes le roi du monde.

 

Avez-vous pu comparer avec d’autres vignes alentour ?

C’est simple, dans la vigne de notre voisin, plantée à 80 mètres de la nôtre, avec le même type de sol, la perte était de 20% minimum.

 

Polyter vous a t-il apporté ce que vous escomptiez ?

La chose qui m’a le plus étonnée, c’est que contrairement à d’habitude, le système racinaire de la vigne a plongé en profondeur.  Habituellement, il a tendance à rester en surface pour chercher l’humidité vers le haut. Avec Polyter, on a regardé sur quelques pieds, les racines plongent profondément dans la terre. On a donc une meilleure installation du système racinaire.

Cela nous facilite énormément le travail : comme nous n’utilisons plus d’herbicides, cela nous évite d’avoir un travail de la terre autour du pied trop violent. On n’arrache plus du tout de racine. On peut donc travailler le sol beaucoup plus doucement et beaucoup plus facilement en inter rangs.

On a également observé un développement racinaire beaucoup plus rapide, équilibré et fourni qu’avec les méthodes classiques. Le fait d’avoir  Polyter permet au plant de bien s’équilibrer et une installation « sereine » du plant.

Pour moi, c’est une expérience vraiment très positive.

 

Et économiquement, vous y retrouvez-vous ?

On gagne beaucoup de temps !

Le temps que l’on ne passe pas à arroser les plants. Car nous sommes allés jusqu’au bout de l’expérience. Nous n’avons pas mis une goutte d’eau dans nos nouvelles plantations pendant les 6 mois de sécheresse.

De plus, le surcoût à l’hectare n’est pas énorme. Je me dis que si nous avions  dû passer tout notre été à arroser, cela nous aurait coûté bien plus cher.

Pour 13.000 € investis, Polyter nous a fait économiser plus de 60.000 € en 2016 par rapport à une année « normale », donc près de 120.000 € au vu de la sécheresse exceptionnelle que nous avons connue cette année là. Le jeu en vaut donc vraiment la chandelle.

 

Si votre voisin devait replanter les 20 % perdus l’année dernière, pensez-vous que  Polyter permettrait de rattraper le retard de végétation ?

Oui. Tout à fait

 

Si vous deviez conseiller Polyter à un ami. Que lui diriez-vous ?

Si vous voulez voir ce que ça donne, venez constater de vos propres yeux à Château LIVRAN. Je l’ai déjà fait d’ailleurs ! Plusieurs viticulteurs de la région ont pu le constater.

Pour les vignobles qui ont prévu des plantations pour l’année 2017, j’ai souvent fait visiter le domaine et j’ai eu pas mal de coups de téléphone.

Je dirais qu’il n’y a pas de grosse hésitation à avoir.

 

Pouvez-vous nous parler de vos vins ?

Cave de Château LIVRAN - Soluter-Polyter

Aujourd’hui, nous avons 2 étiquettes :

  • une tête de cuvée qui s’appelle château LIVRAN, un cru Bourgeois, qui est la marque du château. C’est un vin typique des crus médocains, avec une structure tannique complexe, élégante et raffinée. Ce vin est élevé de 12 à 18 mois avec 30% de bois neuf (potentiel de garde de 10 ans).
  • et un second vin issu de vignes plus jeunes, qui s’appelle « sources de LIVRAN« . C’est un rouge d’appellation Médoc issu des plus jeunes vignes. Il favorise des notes souples et délicates de fruits rouges. Ce deuxième vin est élevé 12 mois en cuves (potentiel de garde 5 ans).

Soluter-Polyter-Chateau_livran-medoc-vins

Pourquoi le nom « source de LIVRAN » ?

D’abord parce que la marque existait déjà.

D’autre part, parce qu’il y a beaucoup de sources sur le domaine. Et puis, dans l’élaboration de « Source de LIVRAN », nous voulons garder un certain caractère qui est la porte d’entrée vers château LIVRAN, notre grand vin.

« Source de LIVRAN », c’est le caractère de château LIVRAN, mais en plus frais, et buvable plus rapidement. Pour nous, c’est le vin de fête, le vin plaisir.

Château LIVRAN quant à lui aura plus de structure, plus de corps.

 

Christophe CROCHU
Interview réalisée le 5 mai 2017

 

 

Si vous voulez en savoir plus sur Château LIVRAN, vous pouvez aller sur le site internet de Château LIVRAN

Photo de Château LIVRAN - Soluter - Polyter

 

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